- Organisations - vie administrative
- Vie des personnels
Et si on parlait prévention et sécurité ?
-
Du 29 mai 2026 au 29 novembre 2026false false
La politique de prévention de l'établissement est mise en œuvre par la Direction Développement Social, Prévention et Sûreté (DDSPS) de Nantes Université. Elle est définie dans le cadre d’un Programme Annuel de Prévention (PAP) 2024-2026. Elle concerne les conditions de travail (santé et sécurité des agents, qualité de vie au travail) et la protection des biens et des personnes.
Les pôles ont une délégation spécifique en matière de prévention. Chaque pôle est doté d'une Commission Prévention. Créées par une délibération du Conseil d'administration du 20 mai 2022 et réglementées par un règlement intérieur adopté le 10 mars 2023, leurs objectifs sont de :
- Renforcer la prévention des risques professionnels en proximité.
- Faciliter et soutenir les actions de prévention des risques professionnels liées à des situations collectives.
- Avoir un rôle de veille et d'alerte.
La politique de prévention repose sur un réseau composé des chef.fe.s de service, des assistant.e.s de prévention, des chargé.e.s de prévention de pôle et des assistant.e.s de prévention coordinateurs.rices de site. Chacun.e a son rôle à jouer. Ce réseau est complété par le dispositif relatif aux secours à la personne, qui s’articule autour des sauveteurs secouristes du travail (SST) formés aussi aux premiers secours en santé mentale et à l’usage des défibrillateurs.
Donnons la parole à deux acteur.rice de la prévention du Pôle Sciences et technologie pour en savoir plus sur leurs actions et leur quotidien.
Entretien avec Nathalie PUCCI et François BESSEAU, acteurs de la prévention des risques professionnels au sein du Pôle Sciences et technologie.
Bonjour à tous les deux. Nathalie, vous êtes l’une des deux assistantes de prévention en coordination de site du site nazairien qui comprend le campus Heinlex (IUT, Polytech, UFR Sciences et techniques, un labo de recherche, le SUAPS, le SSE et une BU) et le CRTT. François, vous êtes ingénieur de prévention de l’UFR Sciences et Techniques.
Quelle définition donneriez-vous à la prévention des risques professionnels
François : Il s’agit d’identifier tous les dangers1 et évaluer les risques auxquels les agents peuvent être confrontés, afin de définir les mesures de prévention2 adaptées, qui permettront de réduire les risques, en application du décret n°2001-1016 du 5/11/2001. Si cette réglementation s’applique uniquement aux personnels, les actions de prévention peuvent également bénéficier aux étudiants. A titre d’exemples, je suis associé aux départements d’enseignement pour intégrer des mesures de prévention indispensables au travail des personnes qui interviennent dans les salles de travaux pratiques ou vérifier l’inclusion de consignes de prévention dans les polycopiés des travaux pratiques à destination des étudiants.
Nathalie : Effectivement, l’objectif est l’anticipation des risques, faute de quoi nous sommes amenés à intervenir en urgence en cas d’incident, ou a posteriori pour analyser les causes de l’incident et mettre en place des mesures correctives. Au-delà de l’aspect concret, la prévention repose sur une démarche collective. Elle implique chacun, personnels et étudiants, dans la sécurité au quotidien et contribue à instaurer un environnement de travail et d’apprentissage plus serein.
Pouvez-vous expliquer en quelques mots quelles sont vos missions ?
Nathalie : En tant qu’assistante de prévention coordinatrice (APC) de site, j’anime le réseau des 17 assistants de prévention répartis dans les unités de travail (appui technique, interface avec la DDSPS), je conseille la direction (traitement des signalements effectués sur le registre hygiène et sécurité), je prépare, participe et assure le suivi des commissions communales d’accessibilité et des exercices d’incendie et d’évacuation.
En tant qu’assistante de prévention, mon activité est plus opérationnelle : visites de locaux, accueil des nouveaux arrivants, rappel des consignes. Je suis également référente lorsqu’un incident se produit. Dans ce cas, c’est moi qui effectue l’analyse avec l’arbre des causes afin de mettre en place des solutions et éviter que ces situations ne se reproduisent.
J’assure aussi le suivi des déchets chimiques. Je suis aussi régulièrement consultée lorsqu’il y a des travaux dans mon périmètre, pour tout ce qui concerne la prévention et la sécurité. De la même manière, quand de nouveaux TP de chimie sont mis en place, j’échange avec les enseignants pour étudier les produits utilisés, le niveau de risque d’utilisation et adapter les protocoles si besoin, avec l’objectif de supprimer les produits CMR (Cancérogène, Mutagènes et Reprotoxiques).
François : La mission de l’APC est d’assister et de conseiller, en matière de prévention des risques professionnels, les chefs de service, sous l’autorité desquels il ou elle exerce sa fonction, dans le respect de la démarche de prévention de Nantes Université. Je suis accompagné par mes collègues assistants de prévention du pôle, soit environ 25 collègues qui travaillent pour la prévention. Je suis très heureux d’animer ce réseau, depuis environ une douzaine d’années. La particularité du site du Campus Sciences/Lombarderie est qu’il dispose de 37 locaux de stockage de produits chimiques, qui requièrent un contrôle régulier.
Comme Nathalie, une partie de mon activité se déroule sur le terrain : visites de locaux, études de postes de travail, etc. J’ai également une mission de veille juridique. Nathalie et moi participons à la Commission de prévention du Pôle Sciences et Technologie ainsi qu’au réseau des préventeurs de Nantes Université animé par la DDSPS.
Vous assurez ces fonctions depuis plusieurs années. Est-ce qu’elles ont évolué et si oui de quelle façon ?
François : Je suis préventeur depuis 1998. Le corpus juridique a fortement évolué et a constitué un formidable levier pour la prévention des risques professionnels en termes de prise de conscience, d’obligations pour les employeurs et d’organisation des acteurs de prévention avec la nomination d’assistants et de conseillers de prévention.L’instauration de l’outil NORMEA, qui centralise tous les DUERP de Nantes Université (un par unité de travail) et les actions de prévention associées, est également très facilitant pour notre activité.
Nathalie : J’ai 12 ans d’expérience. Je constate aujourd’hui une reconnaissance des préventeurs. Nous sommes plus facilement contactés lors de l’élaboration de procédures. Il y a une prise de conscience collective de la nécessité de la prévention, facilitée par les actions de formation et de sensibilisation, qu’elles soient génériques ou spécialisées selon les types de dangers et de risques.
La très bonne animation de réseau par la DDSPS permet aussi de bénéficier d’une montée en compétence collective et d’une entraide entre assistants de prévention.
Nathalie et François, qu’est-ce qui vous motive au quotidien ?
Nathalie : Je suis très satisfaite de constater les évolutions positives dans la prise en compte de la prévention dans tous les secteurs d’activité du site, de voir que les efforts réalisés ont des impacts bénéfiques sur la sécurité de la communauté de travail, et d’avoir une écoute de la direction pour prendre en compte la gestion des risques.François : J’attache beaucoup d’importance à être sur le terrain, au plus près des personnels. J’apprécie de pouvoir prendre le temps nécessaire pour répondre à toutes les sollicitations qui me sont faites : résoudre des problèmes, étudier l’ergonomie des postes de travail, etc.
Quelles sont pour vous les mesures prioritaires de prévention à conseiller à nos collègues qui vont lire cet entretien ?
Prendre le temps de lire la rubrique qui les concerne dans l’outil NORMEA et être soi-même acteur.rice de sa sécurité et de celle de ses collègues en participant à l’identification des risques auxquels il.elle est exposé.e et au respect des actions de prévention mises en œuvre.
Merci à vous d'avoir accepté de participer à cet échange. Et merci à tous les indispensables assistant.e.s de prévention du pôle qui contribuent grandement à notre sécurité et notre santé au quotidien !
Quelques ressources
A noter
2 Les mesures de prévention peuvent être techniques (nouveau matériel, substitution de produits dangereux…), humaines (formation, encadrement…) ou organisationnelles (modification de protocoles de travail, consignes de sécurité…).